Rencontres - Charlotte, la Bellevilloise

Peux-tu nous raconter rapidement ton parcours et ce que tu fais aujourd’hui pour la Bellevilloise ?

Parcours atypique qui me projetait initialement professeur de français… mais mon Cercle des Poètes Disparus s’est cassé au passage du CAPES. Après avoir eu velléité à enseigner ma langue et ma culture aux apprenants étrangers, j’ai décroché un poste dans un cityguide qui m’a amenée à la coordination des rubriques musique et cinéma, start up hâtivement devenue down, j’ai eu la chance d’être élue au poste d’éditorialiste pour le portail de la Maison de Disques BMG puis de passer assistante chefs de produits chez VOGUE avant que d’être promue au départ de mes mentors chef de produits. J’ai eu l’opportunité de travailler un éventail de projets parmi lesquels : Supermen Lovers, Lou Reed, Big Soul, Pierre Bachelet, Pierre Souchon, Valérie Lagrange, DJ Bobo avant de basculer dans le special marketing, aux compilations…

Le jour même de la nouvelle de la fusion BMG / SONY, je posais ma démission et partais vivre une expérience de label manager pour un label indépendant en électro jazz, suspendue pour des différends d’orientations… Je décidais ensuite de rallier le spectacle vivant et de me spécialiser dans la communication.

C’est ensuite un long cheminement effectué au service du Plan de Ris Orangis, du Triptyque (devenu Social Club puis Salo), de A L’Affiche (devenu International), de l’OPA et de La Bellevilloise, avec des échappées aux côtés de Philippe Manœuvre sur le Festival Tous sur Le Pont (41), en communication stratégique et partenariats sur les Nuits Capitales (pendant événementiel des Etats Généraux de la Nuit). Une prise de missions de développementau Triton Lilasien en 2015 m’amenait à redéfinir mon rôle à La Bellevilloise et je quittais donc la communication pour la programmation, spécifiquement de nouveaux contenus, nouveaux formats, en événements spéciaux. 2015 marquait également ma première collaboration en tant qu’attachée presse sur la Techno Parade et la Paris Electronic Week, toujours en cours...

J’ai pu également faire du management d’artistes à mes heures perdues… de la promotion indé pour l’agence Ping Pong et pour quelques artistes directement à ne citer que Yoanna, Nix, Jariath… Aujourd’hui j’approche de mes 10 ans de fusion avec La Bellevilloise et je travaille également depuis peu à la dynamisation d’un des pubs de la lignée Corcoran’s porte desLilas, doté d’une surface de 600M2, aux potentiels multiples…

Comment décrirais-tu la Bellevilloise ?

Comme une grande Maison avec ses différentes pièces de vie et autant de fonctionnalités de jour comme de nuit. Un lieu alternatif, audacieux, un feuilleté événementiel… résolument indépendant.

Quelle est ta ligne artistique ?

Je n’ai pas vraiment de ligne. Je suis trempée rock mais ouverte à toutes les expressions…

Quel est le programme des prochains mois, les gros événements à ne pas rater ?

Difficile de n’en relever que quelques-uns… On a un Salon des vins bio et naturels très qualitatif, le Festival Folk U avec une remarquable affiche et un village thématique en point d’orgue, une belle expo bicéphale dans le cadre du MOCA, la conférence de Frédérique de Tututherapy qui vient conter comment elle a miraculeusement transformé le mal, un ambitieux spot estival au 88 rue de Ménilmontant que nous allons investir en contenus multigénérationnels, foutraques, originaux et esthétisants comme nous savons le faire, pendant 4 mois… 

Quel type de parisienne es-tu ?

Hyperactive à tendance « workaholic »… mais aussi romantique quand je sais m’appesantir et contempler Paris que j’aime… Et n’oublions pas ma facette mère de famille qui veut que je parte en quête de tous les stimuli susceptibles de capter juniors et seniors cultureux en rendant la ville aussi vivifiante et bénéfique que la campagne.

Qu’est-ce qui te fait avancer dans la vie ?

La passion, le fait de rendre des projets concrets, existants. C’est la magie du métier.

Accepterais-tu de partager avec nous tes 3 pépites parisiennes (restaurant, culture, shopping, activité, etc..) que tu t’étais juré de garder pour toi ?

Eh… non

Quel est ton rapport à la mode et plus particulièrement aux chaussures ?

J’ai une fascination pour les chaussures… et notamment les talons très très hauts.

Je vous confierais que j’ai vaincu mon complexe de bout de femme d’1m60 grâce aux chaussures.

Une paire de chaussures fait tout le port et l’identité d’une personne… Tu peux être des plus élégamment sapés, si les chaussures font défaut… Ca mettra tout par terre…

Pourquoi as-tu accepté d’accueillir Marion et sa première collection NaRae ?

Je trouve la démarche intelligente, l’éthique me parle, les produits sont originaux et stylés, ancrés dans un temps où les femmes doivent courir en restant féminines… et la rencontre humaine a achevé de me décider.

Merci infiniment !